Ces 5 aliments seraient les meilleurs alliés de votre cerveau… et vous en avez sûrement déjà chez vous !
Aucun aliment ne peut, à lui seul, améliorer miraculeusement la mémoire ou empêcher le vieillissement du cerveau. En revanche, certains aliments apportent régulièrement des nutriments intéressants pour son fonctionnement : acides gras oméga-3, vitamines, minéraux, fibres ou composés antioxydants. Bonne nouvelle, plusieurs sont très courants. Voici 5 aliments faciles à intégrer à une alimentation variée, avec des quantités concrètes et des façons simples de les consommer.
1. Les noix, une petite portion suffit
Les noix apportent notamment des acides gras polyinsaturés, dont de l’acide alpha-linolénique (ALA), un oméga-3 d’origine végétale. Elles fournissent également des fibres et différents micronutriments.
Une portion pratique correspond à 20 à 30 g par jour, soit environ une petite poignée. Mangez-les nature, sans sel ajouté, au petit-déjeuner ou en collation. Vous pouvez aussi ajouter 15 à 20 g de noix concassées à un yaourt ou à des flocons d’avoine.
Il n’est pas nécessaire d’en consommer davantage : les noix sont nutritives mais également très énergétiques. Conservez-les dans un récipient hermétique, au frais et à l’abri de la lumière pour limiter le rancissement de leurs graisses.
En cas d’allergie aux fruits à coque, cette recommandation est évidemment à éviter totalement.
2. Les sardines pour leurs oméga-3 à longue chaîne
Sardines, maquereaux et autres poissons gras apportent de l’EPA et du DHA, deux oméga-3 à longue chaîne. Le DHA est notamment un constituant important des membranes des cellules nerveuses.
Une portion d’environ 100 à 150 g de sardines constitue un moyen simple d’en consommer. Dans le cadre d’une alimentation équilibrée, alternez les espèces de poissons et suivez les recommandations alimentaires de votre pays concernant leur fréquence de consommation.
Les sardines en conserve sont particulièrement pratiques : égouttez-les si elles sont conservées dans beaucoup d’huile et servez-les avec des légumes, une salade ou du pain complet.
Si vous surveillez votre consommation de sel, comparez les étiquettes, car la teneur en sodium varie fortement entre les conserves. Les personnes suivant des recommandations médicales particulières doivent les respecter en priorité.
3. Les œufs, simples et riches en choline
L’œuf apporte de nombreux nutriments, dont la choline. Celle-ci participe notamment à la synthèse de l’acétylcholine, un neurotransmetteur impliqué dans différentes fonctions du système nerveux.
Pour un repas simple, comptez 1 à 2 œufs, accompagnés de légumes et d’une source de céréales complètes ou de légumineuses. Œufs durs, omelette aux légumes ou œufs pochés permettent de varier sans multiplier les ingrédients.
Pour un œuf dur, plongez-le dans l’eau frémissante et comptez environ 9 à 10 minutes, puis refroidissez-le rapidement.
La choline n’est cependant pas une substance qui « booste » instantanément la mémoire. L’intérêt des œufs tient à leur contribution à l’alimentation globale. Respectez les éventuelles recommandations données par votre médecin ou votre diététicien concernant leur consommation.
4. Les légumes verts à feuilles, à mettre régulièrement au menu
Épinards, blettes, laitues et autres légumes verts à feuilles apportent notamment des folates, de la vitamine K pour certains d’entre eux, des caroténoïdes et divers composés végétaux.
Visez une portion d’environ 80 à 150 g de légumes verts au cours d’un repas, selon le légume et votre appétit. Pour les épinards frais, une cuisson courte suffit : placez-les dans une poêle avec 1 cuillère à café d’huile d’olive et 1 à 2 cuillères à soupe d’eau, couvrez et faites cuire environ 3 à 5 minutes.
Évitez de les faire bouillir très longtemps dans une grande quantité d’eau si vous souhaitez limiter les pertes de certaines vitamines hydrosolubles.
Une précaution importante : les personnes prenant certains traitements anticoagulants ne doivent pas modifier brutalement leur consommation d’aliments riches en vitamine K sans en parler au professionnel de santé qui les suit.
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5. Les fruits rouges, frais ou surgelés
Myrtilles, mûres, framboises et fraises contiennent différents polyphénols, notamment des anthocyanes dans plusieurs fruits rouges ou violets. Ces composés font l’objet de recherches sur leurs liens avec la santé cardiovasculaire et cérébrale.
Une portion simple correspond à environ 100 à 150 g. Hors saison, les fruits rouges surgelés sans sucre ajouté constituent une solution pratique.
Ajoutez par exemple 100 g de fruits rouges à un yaourt nature ou à un bol de flocons d’avoine. S’ils sont surgelés, respectez les instructions figurant sur l’emballage concernant leur décongélation ou leur éventuelle cuisson.
Ne cherchez pas à remplacer les fruits entiers par des jus : les fruits conservent leurs fibres et sont généralement plus rassasiants. L’effet attendu vient surtout d’une consommation régulière dans une alimentation équilibrée, pas d’une portion occasionnelle.
Erreurs à éviter
Chercher un aliment miracle. Aucun des cinq aliments ne rend plus intelligent et aucun ne garantit contre la maladie d’Alzheimer. La santé cérébrale dépend de nombreux facteurs.
Prendre des compléments à la place des aliments. Des gélules très concentrées ne sont pas automatiquement plus efficaces et peuvent présenter des contre-indications ou interagir avec certains traitements.
Manger énormément de noix parce qu’elles sont intéressantes nutritionnellement. Une petite poignée de 20 à 30 gsuffit comme portion pratique.
Négliger le reste de l’alimentation. Ajouter des myrtilles à une alimentation globalement déséquilibrée ne compense pas un excès régulier d’aliments très salés, très sucrés ou fortement transformés.
Oublier le sommeil et l’activité physique. L’alimentation n’est qu’une composante parmi d’autres du maintien des fonctions cognitives et de la santé générale.
Pour aller plus loin
Plutôt que de consommer les cinq aliments le même jour, répartissez-les dans la semaine : noix au petit-déjeuner, légumes verts aux repas, fruits rouges en dessert et poisson gras régulièrement.
Variez également les sources : maquereau à la place des sardines, mûres à la place des myrtilles ou blettes à la place des épinards.
Enfin, privilégiez une alimentation diversifiée comprenant légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, poissons, fruits à coque et huiles végétales plutôt qu’une liste rigide de « super-aliments ».
Questions fréquentes
Quel est le meilleur aliment pour la mémoire ?
Il n’existe pas de meilleur aliment unique. Les données disponibles soutiennent davantage l’intérêt d’une alimentation globalement équilibrée que celui d’un ingrédient isolé.
Les noix améliorent-elles immédiatement la concentration ?
Non. Elles apportent des nutriments intéressants, mais manger une poignée de noix ne provoque pas une amélioration immédiate et garantie des capacités cognitives.
Les fruits rouges surgelés sont-ils intéressants ?
Oui. Les produits surgelés sans sucre ajouté permettent notamment de consommer des fruits rouges lorsqu’ils ne sont pas de saison.
Faut-il manger ces cinq aliments tous les jours ?
Non. L’objectif est surtout de varier les aliments au fil de la semaine et de les intégrer à des repas équilibrés. La régularité et la diversité comptent davantage que la consommation quotidienne d’une liste précise.
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